La Team Solar Bretagne en Chine ! 

 

Grâce à vous et à la campagne de financement participatif Ulule, notre équipe française en chine est presque au complet !
Elle compte aujourd'hui dans ses rangs : Nathanaël, Manon, Tcheyne, Anaïs, Violaine, Jonathan, Joana, Albane, Nino, Alexis, Jonathan, Harry, Simon, Sheng et Yun. Nous avons commencé  la construction du prototype Jia+ qui sera présenté lors de la compétition du Solar Decathlon Chine. Nous préparons également la participation de la Team Jia+ au mois franco-chinois organisé par l’ambassade de France. Cet événement débutera par la visite du prototype à Xiamen. Prenez part à l'aventure Jia+ et découvrez notre blog de voyage !
Suivez l'avancée du projet à travers les yeux des étudiants de l'équipe.
 
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Béton et mélange de style

Xiamen, au niveau de son architecture, est une ville assez hétéroclite. Entre buildings, immeubles d’habitations, petites échoppes et maisons anciennes, le tissu urbain de la ville laisse à celui qui s’y engouffre la surprise de découvrir à chaque coin de rue une facette métissée de son visage.

La grande tendance dans la construction à Xiamen, et plus généralement en Chine aujourd’hui, c’est l’utilisation systématique du béton, souvent recouvert de carrelage évoquant un peu le mouvement hygiénique. Malgré la beauté des d’assemblages en bois que l’on peut encore parfois retrouver dans l’ancien ancien (dans les Tulou par exemple), cette tendance du tout béton menace l’aspect de pérennisation des techniques du bâti ancien et de ce savoir-faire traditionnel, mais représente dans l’imaginaire publique chinoise, une modernité et pour les constructeurs, un gain de temps et d’argent non négligeable.

Un éclectisme atypique

Au niveau des styles, ici tout est permis ! La colonne dorique (en béton s’il vous plait) a autant sa place que le vitrage immaculé et vertigineux des buildings récents. Le vocabulaire architecturale y est donc riche et très varié. Le traitement des façades a aussi bien évolué: par exemple, les grilles que l’on retrouve régulièrement aux fenêtres, sont une expression modernisée des assemblages de bois qui habillaient les ouvertures d’antan. Assez surprenant pour des yeux non familiers, ces ersatz du temps passé sont aujourd’hui en métal, et sont des éléments présents et très caractéristiques des bâtiments les plus communs de la rue !

Avoir le nez bien accroché !

Les rues révèlent l’histoire des activités internes aux bâtiments aux passants, avec tanto des vapeurs parfumées de plats épicés, effluves plaisantes et déplaisantes, émanations d’un nouveau revêtement sur des façades, etc. C’est un environnement en perpétuelle transformation et en perpétuelle action, vivant, et vitrine de ce qui se passe de l’autre côté du rideau.

La pause culinaire

Pour pouvoir mener à bien le chantier, il faut bien se nourrir ! L’équipe, présente en Chine depuis plusieurs semaines maintenant et même plusieurs mois pour certains d’entre-nous, a pu au fil des jours goûter les différents mets locaux. Les rues de Xiamen regorgent de petits restaurants, où profiter d’un déjeuner, d’un goûter, d’un dîner, seul ou à plusieurs, sur le pouce ou pendant une longue pause dégustation.

Entre petites bouchées, raviolis, brioches fourrées, canard laqué, riz cantonnais, et nouilles sautées, tout est bon pour ravir les papilles de chacun. Une manière assez courante et très conviviale de manger en famille, avec des amis, c’est de prendre plusieurs plats différents à partager. Certains restaurants sont spécialisés dans ce type de dégustation et fournissent à chaque client un nouveau service de couverts et bols emballés, prêt à être utiliser. Mais attention! Il est vite arrivé de se retrouver avec un plat qui ne nous convient pas : Si par chance le menu est traduit en anglais (ce n’est pas toujours le cas), les images des plats proposés aux clients aident la plupart du temps à faire son choix, mais le piment et les épices viennent corser assez souvent les plats, et il est donc toujours préférable de spécifier « non épicés » au moment de la commande, même s’il n’est pas écrit clairement que le plat en contient pour ne pas avoir de mauvaises surprise.

Y'a comme un os...

Un autre facteur qui peut venir ternir un repas c’est la commande de viande. Les chinois ont une façon toute particulière de déguster les volailles par exemple et elle n’est pas du goût de tous! La découpe de la chair avec les os peut laisser perplexe et pas forcément agréable à manger.
Bien évidemment, ces petites mésaventures n’enlèvent rien à la qualité gustative de la majorité des préparations chinoises.

Faire son petit marché

Les produits sont accessibles en supermarché conventionnel, dans les petites boutiques du coin ou dans les incontournables marchés de la semaine, colorés d’une palette assez large de fruits exotiques frais et juteux, composée de différents melons, pastèques, fruit du dragon, mangues, ananas, litchi, longane, carambole, etc.
Et en tant que français, l’habituelle baguette du réconfort est difficile à se procurer ici. Les boulangeries se font rares dans l’empire du milieu, mais elles sont tout de même présentes quand on souhaite se plonger dans un moment de nostalgie.

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L'Île de Xiamen

L'équipe étudiante est désormais presque au complet sur le sol Chinois, et s'acclimate lentement mais sûrement à un dépaysement certain. La température est en moyenne de 35 degrés à l'ombre, pour un taux d'humidité proche des 100%, ce qui rend la canicule française "presque agréable". Fort heureusement, tous les bureaux, transports, et habitations sont équipés de la climatisation.  Pour ce qui est de la qualité de l'air, la ville de Xiamen est réputée pour être une ville modèle. Étant sur une île, tous les véhicules n'y sont pas admis, afin d'éviter trop de bouchons et trop de pollution. Chaque année, un nombre limité de plaques d'immatriculation sont vendues aux enchères, et équipent des véhicules essentiellement récents. Les transports en commun sont donc très développés, et très abordables. Un ticket de bus coûte 1 yuan, soit environ 13 centimes d'euro. Les bus et les cars sont hybrides, et une bonne partie des taxis (qui sont également très nombreux) sont électriques. Il y a également énormément de deux-roues, et ceux-ci doivent impérativement être électriques.

Toutes ces mesures rendent l'air très agréable, bien loin de l'image qu'on se fait souvent de la Chine. En ce moment, le taux de pollution à Xiamen est environ deux fois inférieur à celui de Paris, et quatre fois à celui de Pékin.

La Team JIA+

L'université de Xiamen, membre de l'équipe nous fournit un bureau dans son département d'architecture, dans lequel nous nous regroupons sur les questions de gestion de projet. Olivier Helary, coordinateur de l'association, et Thierry Bazin, vice président aux partenariats nous ont rejoint pour quelques jours. Les journées, entrecoupées de nombreuses réunions, ont permis d’aborder certains sujets  techniques. Energie, HVAC, planification, communication, chantier ont été les sujets travaillés. Les thèmes, très importants au vu des critères de notation du Solar Decathlon ont permis d’établir des compromis pour faire avancer la construction. Les différences de culture et d’habitudes techniques sont un enrichissement pour l’ensemble des écoles.

Début du chantier

Le chantier a commencé début juin suite à l’arrivée de Jonathan, Compagnon du devoir, qui encadrera le projet des étudiants tout l’été. Il est situé à quelques kilomètres de l'université, et une partie de l'équipe s'y retrouve. Nous avons commencé la fabrication des poutres caissons qui formeront par la suite les modules liés entre eux pour constituer l’ossature bois de la maison. La prochaine étape pour nos étudiants consistera à remplir les murs de paille qui assurera l’isolation.

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